Je ne sais pas comment aider mon cheval quand il panique
Amis cavaliers et amies cavalières, conscient·es des émotions et engagé·es dans ce chemin, bonjour ! J'espère que vous allez bien et que vous êtes en pleine forme pour attaquer ce nouveau sujet qui n'est pas des plus faciles. Comment je fais pour aider mon cheval quand il panique ? Surtout si moi-même je panique aussi. La gestion des émotions de l'autre, c'est vraiment quelque chose de compliqué, on va pas se mentir.
Podcast Symbiose Équine - Épisode 5
Transcription
Bienvenue sur Symbiose Équine, le podcast du cavalier qui met du sens sur vos questionnements et des mots sur vos émotions. Au détour de chaque épisode, allez à la rencontre de vous-même et de votre cheval afin d'entrer en symbiose avec lui. Le tout saupoudré d'une bonne dose de lâcher prise.
Bonne lecture !
🎧🎤🐴
Je panique, mon cheval panique, nous paniquons...
Si vous galérez aujourd'hui, rassurez-vous, c'est difficile.
C'est difficile parce que ça demande une très bonne gestion de ses propres émotions et une très bonne gestion de la relation, des émotions de manière générale pour pouvoir aider l'autre sans être soi-même happé parce que vit l'autre, sans être soi-même réactivé·e dans son propre bagage, dans son propre vécu émotionnel.
Donc voilà, c'est difficile, c'est normal que ça soit difficile.
Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire et qu'on ne peut pas apprendre à filer un coup de main à cet autre, qu'il soit humain finalement, cheval, à cet autre mammifère.
Apprendre à mieux traverser les évènements à fortes émotions avec mon cheval, c'est possible
Donc typiquement, comment est-ce que je fais quand je fais face à un cheval qui vit un boom émotionnel ? Des exemples de boom émotionnel, j'en ai des tout récents puisqu'en ce moment c'était un peu compliqué en extérieur avec Jupiter. Ryu (mon chien border collie) est parti dans un sous-bois qu'on longeait. Il est parti explorer, il est revenu, Jupiter était de dos et là, la frayeur du siècle, celle du border collie qui surgit par derrière et qui en plus suit le mouvement de mon cheval qui se lance au galop, qui me fait bien sûr demi-tour au galop et alors là on était parti pour un galop pleine balle. On a réussi à canaliser tout ça avant la catastrophe mais j'avoue que ça a été un moment qui aurait pu vite virer au drame.
Boom émotionnel, "freeze", dissociation, impuissance apprise : kezako ?
Donc là on a vraiment un boom émotionnel qui mène à une fuite en avant déraisonnée on va dire, mais on peut aussi avoir un boom émotionnel qui ne fait pas forcément boom de manière visible mais qui est complètement intériorisé. Jupiter en a beaucoup moins, il y a du chemin qui a été fait. Mais il a vraiment ce mécanisme là qui est très ancré, encore, c'est qu'il va complètement figer de peur et là vous pouvez faire ce que vous voulez, vous pouvez lui taper dessus, vous pourriez lui casser un balai sur les fesses, il ne bouge pas. Dans le jargon trauma, on parle de dissociation, on décrit ce phénomène neurobiologique comme étant de la dissociation. Dans le monde équestre, on va parler d'impuissance apprise, de résignation acquise, ça ce sont des vieux termes qui voient le jour en 1975 par le psychologue Martin Seligman. C'est un état psychologique en fait qui fait suite aux situations que vit l'individu et où il apprend qu'il n'a aucune maîtrise sur ce qu'il vit.
Donc voilà, c'est un vieux terme qui est énormément utilisé dans le monde équestre donc c'est probablement sous ce terme là que vous entendez parler de ce qu'on appelle en fait aujourd'hui la dissociation.
La dissociation traumatique aussi à l'oeuvre dans les réactions du cheval
Donc voilà, c'est un vieux terme qui est énormément utilisé dans le monde équestre donc c'est probablement sous ce terme là que vous entendez parler de ce qu'on appelle en fait aujourd'hui la dissociation. Donc moi je vais énormément parler de dissociation parce qu'en fait ce n'est pas simplement une impuissance ou une résignation qui est acquise. Comme d'hab', c'est beaucoup plus complexe que ça. La dissociation a plein de sous-catégories, ce qui va vraiment permettre de mieux représenter ce phénomène psychologique qui se produit chez l'individu et qui découle directement des expériences traumatiques.
Donc pour en revenir à nos moutons, le cheval peut vivre aussi des boums émotionnels qui peuvent être très visibles. Comme un grand classique du coup du cheval qui a peur, qui fuit, mais ça peut être du cheval, un comportement venant du cheval comme le fait de mordre. Jupiter il peut avoir beaucoup (beaucoup beaucoup) ce comportement là, ou un comportement beaucoup plus discret qui va être que l'animal s'éteint,
La dissociation et le trauma complexe
l'individu s'éteint complètement, se renferme à l'intérieur de lui, devient un bloc de béton et là il ne se passe plus rien. On dirait qu'il est vraiment comme anesthésié puisque au niveau sensoriel il n'y a plus de réaction, on pourrait casser un balai sur les fesses, il n'y a pas de réaction, au niveau émotionnel pareil c'est très lisse et au niveau mental on pourrait croire qu'il n'y a plus personne à l'intérieur. Pour ceux qui ont des chevaux qui peuvent avoir des réactions comme ça ou qui en ont déjà vu, c'est assez particulier mais le regard est presque vitreux, c'est très particulier.
Pour ce type de réaction, c'est vraiment une prise en charge qui est très complexe.
Ce phénomène d'extinction on va dire, d'anesthésie corporelle et émotionnelle (on va parler de figement), c'est quand même une prise en charge qui est très particulière parce que c'est un phénomène de protection. C'est un mécanisme de protection très fort qui indique qu'il y a vraiment eu des choses très difficiles, très douloureuses auxquelles l'organisme a dû faire face. Chez l'humain on parle de traumatismes complexes. Ce sont des prises en charge qui sont longues, qui sont complexes comme son nom l'indique.
Donc là, ce qu'on va aborder aujourd'hui va aider mais très clairement ne va pas suffire.
Comment trouver ce qui marche pour chaque couple humain·e-cheval
Donc, si l'on en revient à notre sujet de départ, comment je réagis face à mon cheval qui vit un boom émotionnel la plupart du temps dans l'hyperactivation et parfois aussi dans ce qu'on va appeler l'hypoactivation ?
Ok, est-ce que j'attends que ça redescende tout seul ?
Est-ce que je canalise la montée d'énergie ?
Est-ce que je me mets à crier sur mon cheval ?
Bref, on pourrait faire tout un tas de choses, j'ai testé tout un tas de choses parce que ça m'a moi aussi mis dans des états émotionnels compliqués.
Ça ne fonctionne pas évidemment, et évidemment on ne nous apprend pas à faire autrement. Donc il faut qu'on tâtonne, qu'on cherche et qu'on teste différemment, qu'on se tourne évidemment vers des professionnels pour ne pas être seul·e face à ça (et vers de bons professionnels bien évidemment). Je vais vous dérouler ce qui, à mon sens, me semble le plus adéquat.
Évidemment, ça n'engage que moi et ça n'engage que mon regard qui, encore une fois, est complètement noyé par mon propre travail en psychotrauma. C'est comme ça qu'on bosse en psychotrauma. Pourquoi est-ce que je vous le présente aussi ? Parce que c'est important de savoir que le cheval a les mêmes structures cérébrales que les nôtres impliquées dans la production, la régulation des émotions et il a également le même système nerveux.
L'EMDR chez le cheval
Ce qui fait qu'en fait, tout ce qu'on peut mettre en place chez l'humain à ce niveau-là, on peut aussi mettre en place des choses chez l'animal. C'est comme ça d'ailleurs qu'on a pu, en tout cas il y a une psy en France qui a développé un modèle. Alors l'EMDR je ne sais pas si elle vous parle, l'EMDR c'est une approche thérapeutique de réparation de trauma et elle l'a développée chez les animaux. Je suis en cours de formation, il me reste le module 2 en juin (2023).
Si elle a pu adapter cette approche thérapeutique de réparation de trauma pour les animaux, c'est justement parce que nous avons les mêmes structures cérébrales impliquées dans la production, les régulations d'émotions, et nous avons également le même système nerveux. C'est propre au mammifère. Ce que je vais vous raconter, c'est également ce que je propose dans mes accompagnements à mes clients.
Donc ça va vous permettre comme ça en même temps de découvrir comment je travaille.
Proposition de plan de gestion des booms émotionnels de mon cheval étape par étape
#1. La première chose c'est évidemment de se réguler soi-même en tant qu'humain.
Si je suis en live totale dans ma tête et dans mon corps, je ne vais servir à rien pour l'autre.
Il va y avoir un phénomène de contagion émotionnelle, super, et ça va faire qu'empirer les choses. C'est pas utile. Donc le premier truc, même si c'est loin d'être juste un petit-truc-astuce, c'est d'apprendre à se réguler.
Je remets en place mes exercices d'ancrage, j'utilise la respiration, j'utilise ces techniques qui vont permettre d'apaiser mon corps. Une des choses que j'aime beaucoup utiliser en extérieur, c'est le fameux HMMMMMM qu'on retrouve dans les pratiques yogiques et de méditation en Orient. Pour la faire courte, l'utilisation de la voix permet d'apaiser le fameux nerf-vague qui permet lui d'agir directement sur le système nerveux et grosso modo de l'apaiser. Ça pourrait également faire l'objet d'un podcast entier. Donc je me le note dans ma tête et si ça vous intéresse, faites-moi signe.
Donc ça, ça me permet en extérieur de réguler mon propre corps qui va me permettre ensuite de réguler celui de mon cheval, de réguler les émotions de mon cheval.
Surtout que si mon cheval perçoit que je suis en sécurité, son corps (on va parler de neuroception), et donc son cerveau va recevoir des informations neuroceptives. Son cerveau va percevoir des informations indiquant qu'il n'y a pas de danger, qu'il y a au contraire de la sécurité. Et ça, ça va agir sur son système nerveux.
Ça va envoyer des informations de tout est ok, on est en sécurité. Et donc toi, système nerveux, tu peux aussi te mettre en état de sécurité. Donc première étape, me réguler, moi, en tant qu'humain.
Pour pouvoir ensuite nous mettre en sécurité. Quand il y a un boom émotionnel, ça ne sert à rien de se dire c'est super, on va apprendre des choses. Enfin, on apprend des choses, mais on apprend des choses justement parce qu'on se met en sécurité.
Et donc l'apprentissage qui se fait, c'est que quand ça ne va pas, il y a un état de sécurité derrière qui arrive. Il y a un retour au calme qui est possible.
#2. Donc deuxième étape, la mise en sécurité.
Je sors le plus rapidement possible et dans la mesure du possible aussi, de la situation qui génère ce stress intense. Typiquement, ça m'est arrivé à deux, trois reprises dans mon ancienne structure, où je monte dans le manège et d'un coup, les arroseurs automatiques s'enclenchent. Et ce n'est pas les arroseurs qui sont au sol.
C'est des arroseurs qui sont à deux mètres de haut et qui balayent l'ensemble du manège. Et nous, avec Jupiter, on se prend ça dans la tronche. Autant vous dire que ça a été sympa à vivre, intense.
OK, qu'est-ce que je fais ? Ma priorité, c'est de m'éloigner le plus rapidement possible de ces arroseurs. De trouver la zone dans le manège. Alors mon cheval, il va instinctivement, mais je ne l'empêche pas d'y aller et on s'y met.
Et si même là, c'est trop intense, on sort du manège. Finalement, c'est ce que fait le cheval naturellement en prenant la fuite. C'est s'éloigner de cette source inquiétante.
C'est OK, on n'empêche pas ce comportement-là. On s'éloigne de la source de stress. De toute façon, on n'apprend rien en se confrontant à ce stimulus.
Au contraire, on prend même le risque de générer cette fameuse impuissance apprise et ce phénomène de dissociation et donc de potentiellement créer des traumas. Donc, je m'éloigne de la situation générant du stress. Je nous mets en sécurité.
#3. C'est ce qui va permettre ensuite la troisième étape de retour au calme
Faire redescendre le cheval dans sa montée émotionnelle, dans son explosion d'hormones de stress qu'il vient de vivre et qu'il est probablement encore en train de vivre. Pour faire redescendre mon cheval, tout comme avec l'humain, j'utilise l'ancrage.
Je le remets dans ses sens et je le ramène à l'instant présent. En extérieur, ce qui fonctionne très très bien, c'est de l'amener à brouter. L'ancrage, c'est quoi ? C'est je me remets dans mes 5 sens, ce qui fait que ça oblige mon cerveau à se concentrer sur l'instant présent.
Typiquement, le fait de brouter, ça utilise le sens qui est le goût, ça mobilise l'attention qui se focus sur "tiens, je suis en train de mobiliser ma mâchoire, j'imagine que je suis un cheval, mes dents se serrent entre elles pour arracher l'herbe, tiens, il y a un petit peu de jus, elle est un peu sucrée, elle est trop haute, elle n'est pas très goûtue, je la mâche, je sens ma salive qui se diffuse dans ma bouche".
Alors moi, je mets des mots d'humain dessus, je le conscientise. Mais tout ça, c'est des informations que reçoit le cerveau et qui vont donc capter son attention et le remettre là, maintenant, tout de suite dans l'instant présent. Si je reprends Ryu qui a surgi de nulle part, qui a fait peur à Jupiter, lorsqu'on s'est arrêté, il a le réflexe maintenant, ça y est, c'est acquis, il se met de lui-même à brouter.
L'idée, en tout cas, c'est ça : c'est que, ok, reviens là, brouter, tout va bien, tu n'as plus un chien à tes trousses qui est en train de te courir derrière parce que lui-même (le chien), a son instinct instinct activé, va être en mouvement : je (le chien) cours derrière le mouvement (du cheval).
Donc pour résumer la troisième étape : le retour au calme en utilisant l'ancrage pour ramener le cerveau de mon cheval dans l'instant présent. On va donc agir sur son système nerveux et envoyer comme message à son système nerveux qu'il n'y a plus de danger et qu'il peut donc revenir à un état de sécurité.
#4. Et enfin, dernière étape hyper importante : augmenter la fenêtre de tolérance
Parce que c'est super, toutes les étapes précédentes que je vous ai données, mais l'idée, en tout cas, nous, dans notre tête de cavalier·e (puisque le cheval, à la limite, il s'en fout), mais dans notre tête à nous, c'est quand même de pouvoir habituer notre cheval à toutes ces choses du quotidien qui nous faciliteraient la vie et qui nous permettraient de vivre en harmonie avec lui dans notre environnement d'humain sans que notre cheval soit complètement envahi par son instinct, par ses peurs, etc.
Ça, l'augmentation de la fenêtre de tolérance va beaucoup plus relever d'un apprentissage construit, conscient, c'est-à-dire que vous allez préparer vos prochaines séances. Vous allez, je vous le conseille en tout cas, dans la mesure du possible, vous entourer de professionnels qui vont vous guider là-dedans aussi. Vous allez choisir votre technique d'approche, graduer les difficultés, etc. Pour pouvoir travailler, justement, le stress de votre cheval, l'aider à gérer ses émotions dans un cadre, cette fois-ci, qui est construit, qui est préparé le plus possible en amont.
Après, il y a des imprévus, on les gère, mais donc dans un cadre qui est complètement différent de ce boum émotionnel qui surgit d'un coup et qui n'était pas du tout prévu. Et c'est seulement parce que vous allez pouvoir vous remettre en sécurité tous les deux et ensuite préparer les prochaines séances que vous allez pouvoir aider sur le long terme votre cheval à devenir un boss de son vécu émotionnel et l'aider à faire face à tout un tas de situations sans forcément que cela l'envahisse, ni le déborde littéralement.
L'idée derrière tout ça, c'est qu'en fait, on apprend à répondre à l'émotion plutôt qu'au comportement. En tout cas, moi, je vous encourage à changer de perspective, à changer votre mode de réaction, votre lecture de ce qui se passe et votre mode de réaction.
C'est dur.
Moi, la première, il y a plein de moments, j'ai quel âge ?... J'ai 30 ans aujourd'hui, donc, j'ai 25 ans d'apprentissage derrière moi qui sont différents. Donc, c'est un apprentissage en tant qu'humain, bien sûr. Mais plus on s'efforce de percevoir l'émotion qui sous-tend le comportement, plus on va aller répondre à cette émotion, plus on va avoir une action qui est juste, qui est adaptée. Et plus, bien évidemment, on renforce la relation de confiance, on renforce le lien, c'est "J'entends ce que tu vis".
Et ça, ça change quand même la manière, je trouve, d'apprendre la vie avec nos chevaux. Ce qu'on a appris, c'est : "je ne veux pas qu'il y ait de comportement de fuite, je veux qu'il apprenne à rester au contact de cette pluie qui nous tombe littéralement dessus avec un bruit horrible".
Ma réaction, si elle ne se base que sur ce comportement de fuite, c'est que je n'entends pas, en fait, mon cheval. Je ne comprends pas ce qu'il vit, et donc, je ne suis pas en capacité de répondre au message qu'il m'envoie. Tandis que si je lis derrière qu'il y a de la peur, je sais que quelle réponse doit-on toujours donner à la peur ? C'est sécurité.
Sécurité, sécurité, sécurité.
Donc, si tu as peur, ok, j'entends ta peur, on se met en sécurité. Et vraiment, vous pouvez trouver aujourd'hui énormément de personnes, de comportementalistes, d'enseignants qui travaillent comme ça. Il y en a vraiment de plus en plus qui se font connaître sur les réseaux, et c'est génial, elles ont une approche qui est vraiment basée sur l'émotionnel.
Donc, je vous encourage à vous inspirer de ces personnes, parce que cette manière de faire va littéralement transformer votre relation avec votre cheval. Voilà, c'est vrai que moi, je suis convaincue qu'il faut se détacher de cette peur qu'ont les humains de renforcer un comportement qu'ils ne veulent pas apparaître, et que s'ils répondaient à l'émotion plutôt qu'au comportement, justement, ils renforceraient l'apparition du comportement. Oui, ok, c'est vrai, bien sûr que ce sont des choses qui se produisent, et que le conditionnement est une manière d'apprendre très courante et naturelle, instinctive, mais il n'y a pas que ça, il n'y a pas que ce type d'apprentissage.
Et finalement, pourquoi est-ce que le cheval déciderait (je l'humanise un peu volontairement) d'apprendre que "Ah bah super, quand j'ai peur d'un arroseur et que je prends la fuite, on arrête de bosser, donc j'y gagne". Pourquoi est-ce qu'il n'apprendrait pas que "Ah bah tiens, quand j'ai peur, mon humain me permet de me mettre en sécurité et m'aide à redescendre, et cet humain il est trop chouette, et du coup j'aime être avec lui, j'aime me baser sur lui".
Pourquoi est-ce que ce type d'apprentissage ne serait pas même plus important, il n'aurait pas plus de poids ? Ça c'est vraiment une croyance de l'humain et un blocage que je pense est vraiment rattaché à des peurs de perdre le contrôle qui sont hyper profondes, et c'est à nous de travailler sur ça. On se faciliterait beaucoup de choses en s'apaisant à ce niveau-là. Et je vous renvoie du coup à l'épisode 1 sur "Travailler sur ses peurs irrationnelles". Ça, ça en fait partie.
J'espère que cet épisode vous a plu, que ça vous a ouvert des pistes de compréhension, des envies de tester, de faire différemment, expérimenter. C'est ce qu'il faut aujourd'hui, c'est tester, expérimenter, se laisser la possibilité d'échouer pour pouvoir faire différemment. Je vous souhaite une belle et douce journée ou soirée, je ne sais pas quand est-ce que vous allez écouter ce podcast, et à très bientôt.
Je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Merci d'avoir lu cet épisode jusqu'au bout. Si vous l'avez apprécié et que vous souhaitez soutenir le podcast de manière complètement gratuite, n'hésitez pas à le partager à un·e ami·e, à vous abonner et à laisser un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify.
À très vite !
Solenn Habre
Psychologue depuis 2016, les émotions et la relation sont le coeur de mon métier. La rencontre de mon cheval Jupiter en 2020 m'a fait réaliser l'impact exceptionnel qu'avaient nos émotions dans la relation avec nos chevaux. Depuis, je vous accompagne dans cette voie !




